Entretien avec Mario Ancic (si vous voulez en savoir d'avantage sur sa mono)
Tennis Magazine : Votre parcours fait penser à celui de James Blake. Tout allait bien, vous progressiez régulièrement , vous étiez parmi les meilleurs mondiaux à 22 ans, et puis il y a eu un gros coup d'arrêt dû à des problèmes de santé. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il s'est passé ?
Mario Ancic : Tout se passait bien. J'étais dans le Top 10 depuis déjà un bon moment. Je jouais bien. J'avais fini l'année 2006 parmi les dix meilleurs. J'avais effectué une bonne préparation pour l'Australie. Je commençais à penser aux tournois du Grand Chelem. J'étais dans une position où je pouvais commencer à avoir de l'ambition. J'avais bien travaillé à Monte-Carlo. Physiquement, je me sentais bien. Je suis arrivé en Australie où j'ai bien joué. J'ai perdu finalement en cinq sets face à Roddick dans un très bon match. Je me souviens de l'analyse du match après coup avec mon coach où je lui disais à quel point je m'étais senti bien physiquement. Que tout s'était joué sur quelques points. J'étais vraiment satisfait de la manière dont j'avais joué.
Après, on a décidé de partir en Suède où habite mon coach (1) pour préparer la coupe Davis. Pour moi, c'est toujours une des semaines les plus importantes, parce que j'adore cette épreuve. J'adore jouer pour une équipe. On s'attendait à un match difficile face à l'Allemagne. Donc, on a travaillé dur pendant cinq ou six jours, en salle. Franchement, j'avais rarement aussi bien tapé dans la balle. Mais dès que je suis arrivé en Allemagne le dimanche précédant la rencontre, j'ai commencé à me sentir mal.
T.M. : Quels étaient les symptômes ?
M.A. : Je me sentais fiévreux. Au départ, j'ai cru qu'il s'agissait d'un gros refroidissement ou de la grippe. Je pensais qu'au bout de deux ou trois jours, je me sentirai mieux. Mais ça n'est pas passé. Je me sentais vraiment mal. Je n'arrivais pas à me nourrir. Je dormais mal. Je prenais des vitamines. J'avais beaucoup de fièvre. Ma gorge était vraiment douloureuse. Je n'arrivais pas à avaler. J'ai dû manger deux fois en cinq jours, mais le vendredi, je voulais encore jouer.
T.M. : Et finalement, vous avez donc quand même joué?
M.A. : Oui, c'était une rencontre importante pour nous. Ce nétait pas une petite grippe qui allait m'empêcher de jouer. Je me souviens du match contre Haas. J'ai joué de manière incroyable pour gagner le premier set. Mais je me souviens avoir dit à mon capitaine, au début du deuxième, que j'étais complètement mort. Mais je n'ai pas abandonné. J'ai essayé de me battre jusqu'à la fin. Pourtant, je n'allais vraiment pas bien. Je crachais du sang quand je toussais, et à la fin du match, je passais parfois carrément à côté de la balle parce que je voyais trouble. Je me suis dit : « Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. » Je suis allé voir un médecin en Allemagne. Il a fait des examens et je lui ai demandé si je pouvais jouer le lendemain. Il m'a dit « oui, c'est un gros rhume. ça ne peut pas empirer ». J'ai dit alors que je voulais jouer en double. Je ne me sentais vraiment pas bien, mais je me disais : « Si on gagne ce double, je n'aurai pas à jouer le cinquième match. » Mais j'étais trop faible et Ivan (Ljubicic) ne pouvait pas à lui tout seul gagner le match. On a perdu en trois sets. Quand on s'est retrouvés menés 2-1, je me suis tout de même échauffé pour mon dernier simple. Aux vestiaires, je dormais sur le canapé en regardant Ivan jouer. J'étais mal. Après coup, en Croatie, j'ai eu des examens qui ont indiqué que si j'avais joué ce dernier match, ça aurait pu mal tourner pour moi. J'aurais pu connaître de sérieux problèmes cardiaques. On m'a même dit que si j'avais joué un match de plus, ou si j'avais effectué une quelconque activité physique dans l'état dans lequel je me trouvais, j'aurais sans doute eu besoin d'un traitement à vie. Et je n'aurais probablement jamais pu reprendre le sport de haut niveau.
extrait du "tennis magazine"
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Mario a reçu son diplome de droit de la fac de Split . . . photos à venir . . .
en attendant quelques photos ici
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Mercii a Elle pour ses 60 coms, et a Lui pour les 40 derniers Il m'a mis mon 4000° com.